Le bidonville avenue de Maurin fermé dans le cadre de la stratégie de résorption menée par l'État, la Ville, et La Fondation pour le Logement des Défavorisés
La résorption de ce site s’inscrit dans le cadre de la stratégie partenariale volontariste issue de la convention signée le 5 mai 2025 entre l'État, la Ville de Montpellier et la Fondation pour le Logement des Défavorisés (ex-Fondation Abbé Pierre) visant à mettre à l’abri 163 ménages, soit 511 personnes, occupant aujourd’hui 13 bidonvilles sur l’ensemble du territoire de la Métropole de Montpellier, à échéance des 10 prochaines années.
Cette stratégie s’appuie sur une dynamique d'insertion pérenne permettant aux occupants de stabiliser leurs situations et leurs ressources, conditions préalables nécessaires à l'accès au logement et à une véritable sortie de la précarité.
La résorption du bidonville de Celleneuve en 2022 a marqué la première action concertée, avec la création du village de transition de La Rauze. Celui-ci a permis d’accueillir 165 personnes (55 ménages) sur les 199 occupant le bidonville (24 personnes ont pu dès le départ accéder à un logement ou à un autre hébergement).
Conformément aux objectifs de la convention, les 91 personnes qui occupaient le bidonville dit « Jasse Maurin » ont quitté les lieux. Ces dernières sont relogées et accompagnées vers l’insertion sociale et économique pour un retour au droit commun.
Pour ce faire, la Ville de Montpellier a notamment mis l'ancienne auberge de jeunesse municipale située rue des Écoles Laïques, à disposition de l'association Quatorze, spécialisée dans l'architecture sociale et solidaire, pour un projet d'habitat temporaire permettant d'accueillir la moitié des occupants du bidonville soit 10 ménages. Les autres ménages étant orientés vers des dispositif d'accueil, voire directement sur un logement pérenne.
Le bidonville du site de la Jasse de Maurin s’est installé à l’automne 2022 sur un terrain appartenant à la Métropole, situé au 2549, avenue de Maurin, une parcelle classée en zone rouge "inondation et ruissellement" du fait des débordements fréquents du Lantissargues. L’occupation initiale concernait une quinzaine de personnes. En 2023, de nouveaux ménages sont venus s’installer, portant à 80 personnes le nombre d’occupants en juin 2023.
L’expansion continue de ce lieu, caractérisé par un risque inondation majeur aggravé par les « aménagements » réalisés par les occupants, ont conduit la Ville à initier une procédure d’expulsion en septembre 2023, afin d’assurer la sécurité des personnes.
Dès l'automne 2024, la DDETS (Direction Départementale du Travail, de l'Emploi et des Solidarités) en lien avec l’association AREA qui accompagne les résidents depuis leur installation sur le site, ont travaillé au recensement des ménages. Les orientations de relogement (vers l’auberge de jeunesse, le logement de droit commun ou d’autres dispositifs d’hébergement) ont fait l’objet de réunions régulières réunissant AREA, DDETS, SIAO (Service Intégré d'Accueil et d'Orientation, dépendant du Ministère du Logement), Ville et Fondation pour le Logement, afin de proposer les solutions les plus adaptées à chaque ménage : 5 personnes en accès logement, 27 personnes hébergées sur l’ancienne auberge de jeunesse, 42 personnes hébergées par l’Etat, 3 par le conseil départemental, 14 ont trouvé d’autres solutions.
La Ville a mis à disposition de l’Association Quatorze l’ancienne auberge de jeunesse municipale située rue des Écoles Laïques, pour un projet d’hébergement temporaire. Quatorze a mené le chantier de réhabilitation et de réaménagement de l'auberge dans laquelle 10 ménages (27 personnes) ont emménagés ce jour. Les 13 enfants présents seront scolarisés à la rentrée.
L'accompagnement et le suivi des personnes relogées dans l'auberge de jeunesse est assuré par la Croix-Rouge française, mandatée et financée par l'État.
La parcelle évacuée sera dans un premier temps nettoyée et enrochée afin d'éviter toute nouvelle occupation irrégulière. À terme, un bassin d'écrêtement des crues et un parc devraient être aménagés, projet prévu dans le PLU et qui sera piloté par le service de la GEMAPI (Gestion des Milieux Aquatiques et la Prévention des Inondations).
Coût de l’accompagnement
- Accompagnement des personnes en bidonville par l’association AREA : 350 000€ financés par l’Etat + 15 000€ de la Fondation pour le Logement ;
- Accompagnement des personnes au sein de l’ancienne auberge de jeunesse par La Croix Rouge : 300 000€ financés par l’Etat ;
- Financement de la mission Quatorze : 40 000 € financés par l’Etat + 20 000€ de la Fondation pour le Logement.
- Montant des travaux de réhabilitation de l'ancienne auberge de jeunesse : 300 000€ financés par la ville de Montpellier + 73 500€ de la Fondation pour le Logement ;
Réalisation du chantier : association Quatorze
Faisant le constat de l'inefficacité des politiques d'expulsion "sèche" qui conduisent inévitablement à la création de nouveaux bidonvilles, car les personnes expulsées se trouvent réduites à une extrême précarité dont elles ne peuvent sortir seules, une convention tripartite a été signée entre l'État, la Ville de Montpellier et la Fondation pour le Logement des Défavorisés le 5 mai 2025.
La résorption du bidonville de Celleneuve en 2022 a marqué la première action concertée, avec la création du village de transition de La Rauze. Celui-ci a permis d’accueillir 165 personnes (55 ménages) sur les 199 occupant le bidonville (24 personnes ont pu dès le départ accéder à un logement social).
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